Bio express

Olivier Véran, comment êtes-vous arrivé en politique ?


« Voulez-vous devenir mon suppléant ? ». Quand Geneviève Fioraso me pose cette question en Avril 2012, je tombe des nues. Et il y a de quoi ! Jamais encarté dans un parti politique, jamais candidat à une élection, … pourquoi moi ? « Parce que j'ai apprécié votre engagement local puis national pour la défense des internes en médecine face aux mesures prises par le gouvernement Fillon. J'ai mesuré votre efficacité et votre intérêt pour l'action publique. Et puis vous êtes aujourd'hui neurologue au CHU et c'est un établissement qui joue un rôle important dans la 1ère circonscription». C’est ainsi que l’aventure en politique a commencé. J'étais à des années lumières d’imaginer que quelques semaines plus tard, cette proposition allait me propulser à l’assemblée nationale.


Votre enfance ?

Je suis né et j’ai grandi dans l’agglomération grenobloise, entouré de mes parents, mes deux frères et ma sœur. J’ai suivi ma mère enseignante d’anglais au collège de Saint-Ismier puis à Meylan, ensuite ce fut un bac scientifique au lycée Champollion, avant de rejoindre la faculté de médecine de La Tronche.


Votre premier job ?

Mon premier vrai job a été celui d’aide-soignant, dans plusieurs maisons de retraite médicalisées de l’agglomération, puis au CHU, à mi-temps de nuit en gériatrie, pour financer mes longues études. C’était épuisant mais j’en suis très fier, cela m’a permis d’appréhender les métiers de celles et ceux avec qui je travaille aujourd’hui à l’hôpital.


Qu’avez-vous découvert localement en devenant député ?

Un écosystème incroyable, d’innovation, de dynamisme, de créativité. Qu’il s’agisse du milieu économique, du milieu culturel, de la vie des associations. Je suis toujours bluffé par l’énergie qui émane de ce territoire, qui s’étend du centre-ville de Grenoble à Bernin en passant par le Sappey-en-Chartreuse.



Des hobbies ?

La musique est importante dans ma vie. J’ai appris le solfège et le violon au conservatoire de Grenoble, le chant au collège de Meylan, puis le piano plus récemment. L’an dernier, j’ai rejoint les chœurs de la Fabrique Opéra pour jouer Rigoletto de Verdi, au Summum, une expérience incroyable. Je préside l’association de l’orchestre symphonique universitaire de Grenoble.



2017… si vous gagnez ?

Comme en 2012, je me mettrai immédiatement en disponibilité du CHU de Grenoble, et conserverai sans doute une vacation publique d’une demi-journée par semaine, pour ne pas mettre à mal le suivi des patients atteints de maladies chroniques, avec qui la relation thérapeutique est importante. La fonction de député impose que l’on s’implique totalement.



Et la politique, alors ?

Mon métier m’assure une autonomie. Je n’ai pas besoin de la politique pour vivre, et je n’envisage surtout pas d’en faire toute ma vie ! Ma femme ne serait pas d’accord, mes enfants non plus. J’ai commencé très jeune, comme conseiller municipal enfant, mais le vrai sens de l’engagement s’est développé au sein de l’organisation étudiante. Pendant mes études, je me suis impliqué dans le secteur associatif et syndical, à l’échelle locale et nationale. Et une fois docteur en neurologie, je me suis inscrit à Sciences Po à Paris, pour y suivre un executive master en gestion et politique de santé. Pour comprendre, et pour agir. Plus que la politique, c’est l’action publique qui me passionne. Ces 3 ans passés comme parlementaire ont été une expérience incroyable, que j’ambitionne de poursuivre encore quelques années, parce qu’il reste beaucoup de choses que je veux faire, à l’assemblée nationale, et sur le territoire.



On peut vous poser une question personnelle ?

Vous pouvez toujours essayer. Que voulez-vous savoir ? Mon casier judiciaire est vierge, je paie mes impôts, il me reste 9 points sur mon permis de conduire,…



Nous pensions plutôt à votre vie personnelle.

Ah ! J’ai 36 ans. J’ai rencontré ma femme Camille à la fac en 2000, elle est gynécologue-obstétricienne à la clinique mutualiste. Nous avons longtemps habité à l’ile verte (Grenoble) avant de nous installer à Corenc avec nos deux enfants, Romain (6 ans) et Nina (3 ans). Concilier vie professionnelle et vie familiale est un sport parfois délicat, mais c’est vital pour nous. J’aime ma famille plus que tout.



Mon action comme député

Un député a deux missions essentielles.



Législateur, le député prépare, vote, évalue les lois.

Je pense pouvoir dire que j’ai été un député actif, et assidu, pendant près de 3 années passées à l’assemblée nationale. J’ai particulièrement travaillé les questions liées à la santé bien sûr, mais aussi à la recherche, à l’innovation, au numérique, à l’emploi. J’ai été auteur de 7 rapports dont 4 lois. Tout au long du mandat, j’ai été classé parmi les députés les plus actifs et les plus assidus par le site indépendant nosdeputes.fr. Au total : 471 interventions orales en commission, 463 interventions longues dans l’hémicycle, 631 amendements signés, 28 propositions de loi signées.

Elu par les habitants de sa circonscription, le député agit à leurs côtés.



La mission du député dans sa circonscription, c’est avant tout être disponible quand on a besoin de lui, pour y soutenir l’emploi, l’accès aux droits parmi lesquels l’éducation, le logement, la santé bien sûr. Il défend les services publics et privés. Il exerce son mandat en lien permanent avec les animateurs du territoire, au premier rang desquels les associations.

J’ai mené de nombreux combats pour le territoire. Certains sont visibles, comme la labélisation Frenc Tech de la métropole grenobloise, ou encore le partage des charges d’état civil liées aux activités du CHU qui pesaient jusqu’ici sur les épaules des seuls Tronchois. D’autres le sont moins, quand il s’agit d’aider à trouver un emploi, un logement, accompagner une entreprise en difficulté ou en développement, mettre en relation des acteurs du territoire. Toutes ces missions, je les ai réalisées avec la même attention, avec le souci permanent de l’efficacité.

Carte interactive de la circonscription


En vous rendant sur la carte interactive de la circonscription, vous aurez un aperçu du travail de terrain réalisé ces derniers mois. Aller dans chaque commune de la circonscription, répondre aux invitations et sollicitations, nombreuses, cela fait partie du quotidien d’un élu de terrain.

J’ai réalisé de très nombreuses visites d’entreprises, à Inovallée entre autres, mais aussi, bien sûr à Grenoble et dans les autres zones d’activité économique de la circonscription. C’est important, pour comprendre les enjeux économiques et identifier des leviers pour soutenir l’emploi.

J’apprécie particulièrement les rencontres avec les associations, les collectifs d’habitants, les unions de quartier, les commerçants. La vie associative de la circonscription est particulièrement intense !

J’aime participer aux cérémonies officielles, car je considère que c’est le rôle d’un élu que de prendre sa part du devoir de mémoire et de commémorer les dates qui marquent ou ont marqué notre territoire, notre nation.

Mon Bilan comme député

J’ai siégé à l’assemblée nationale près de 3 ans, à la commission des affaires sociales. J’ai particulièrement travaillé les questions liées à la santé, à la recherche, à l’innovation, au numérique, à l’emploi. J’ai été auteur de deux rapports et rapporteur de quatre lois. J’ai déposé plusieurs centaines d’amendements, cumulé plusieurs centaines d’interventions en commission comme dans l’hémicycle, et plusieurs dizaines de questions écrites. Tout au long du mandat, j’ai été classé parmi les députés les plus actifs et les plus assidus par le site indépendant nosdeputes.fr.



Rapport sur le recours aux médecins intérimaires à l’hôpital.


A côté des déserts médicaux en ville, des déserts hospitaliers se creusent, et pour faire face à la pénurie dans certaines spécialités, les hôpitaux sont contraints de recruter à prix d’or des médecins intérimaires. Je me suis auto saisi de cette question et le rapport « hôpital cherche médecin, coûte que coûte » a fait bouger les lignes, inspirant plusieurs mesures législatives et réglementaires en faveur de l’attractivité des carrières, ou visant à réguler le recours à l’intérim médical.

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Articles de presse Le Monde
Articles de presse sur Le parisien




Loi de financement de la sécurité sociale.


La 3ème année de mon mandat, j’ai été désigné rapporteur du budget de l’assurance maladie. Un budget de 185 milliards d’euros. Parmi les dispositions que j’ai fait adopter, les hôtels hospitaliers permettront de réduire les hospitalisations inutilement longues, et de réduire les inégalités d’accès aux soins. Une grande fierté a été de parvenir à supprimer les franchises médicales pour les malades bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé, c’est-à-dire vivant sous le seuil de pauvreté. Un geste de 50 millions d’euros par an pour les plus fragiles. Convaincre Bercy n’a pas été facile !

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Articles de presse France 3 Régions
Articles de presse sur Le parisien

Rapport sur le don du sang.



Mon premier rapport a concerné la filière du sang en France, sur commande du Premier Ministre de l’époque Jean-Marc Ayrault. J’y ai pris partie pour le don de sang gratuit, anonyme, bénévole, face aux tentations de lobbys industriels désireux d’aller vers du sang rémunéré. Au parlement, j’ai défendu un amendement, par la suite adopté à l’unanimité, instaurant un label éthique pour le sang, ainsi qu’un autre réduisant la fiscalité pour les laboratoires respectant ces règles éthiques. J’ai aussi condamné l’exclusion systématique et discriminatoire du don de sang des personnes ayant eu des rapports avec des personnes du même sexe. La loi a depuis évolué, même s’il reste des marges de progrès.

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Articles de presse sur Le Figaro
Articles de presse sur Liberation


Loi enseignement supérieur et recherche.


Rapporteur pour avis, j’ai défendu la possibilité de réorienter précocement les étudiants en première année d’études de santé n’ayant aucune chance de réussir leur concours à l’issue d’une évaluation intermédiaire, pour limiter le gâchis humain et permettre à chaque étudiant d’augmenter ses chances de valider une année d’études.

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Loi DADU


Il s’agit d’une loi transposant dans le droit français des directives européennes en matière de santé. Très technique, ce texte m’a permis d’appréhender la rigidité de certaines normes européennes. J’y ai notamment traité de la question de l’encre des tatouages, qui avait mobilisé la profession. Mon action a permis de limiter l’impact sur l’emploi de directives peu adaptées.

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Lien presse sur BFMTV

Loi de modernisation de la santé


Rapporteur du volet prévention/ éducation à la santé, j’ai défendu au parlement le paquet neutre, la lutte contre le binge drinking des ados, l’ouverture expérimentale de salles de consommation à moindre risque pour les toxicomanes, la lutte contre la pollution environnementale, la mise en place d’une signalétique alimentaire... J’ai inscrit dans la loi un parcours éducatif en santé à l’école. J’ai également mis l’accent sur la lutte contre la malnutrition et la dénutrition, l’amendement sur les mannequins trop maigres a d’ailleurs beaucoup fait parler…

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Articles de presse
Articles de presse

Quelques exemples concrets vous donneront un aperçu de l'action que j'ai menée aux côtés de Geneviève Fioraso, au service du territoire.

Appui et relais de la demande des parents d’élèves de l’école Jean Racine à Grenoble de pouvoir bénéficier des moyens spécifiques dédiés aux établissements de réussite éducative (nombre réduit d’enfants par classe, remplacement prioritaire des enseignants absents, soutien à la formation et au travail d’équipe des enseignants.

Forte implication pour que l’écosystème numérique grenoblois Digital Grenoble fasse partie de la première vague des métropoles labellisées French Tech, pour fédérer les acteurs du numérique et faire rayonner la France 2.0 à l’international.

Nous avons obtenu que le quartier Teisseire à Grenoble soit classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP) et le quartier Alma très Cloître soit classé en politique de la ville.

Soutien à l’ouverture d’une université des patients, la 3ème université de ce type en France, portée par M. Raymond Merle. Grâce aux liens étroits établis entre le CHU et l’Université Grenoble Alpes, cette nouvelle entité s’intègre complètement dans la culture de partenariat de l’écosystème grenoblois en matière d’enseignement et de recherche.

Sensibilisation des services de l'Etat pour le maintien des moyens alloués aux structures d’hébergement d’urgence à Grenoble, pour le maintien du 115 du SAMU social, pourl’émergence d’une offre de soins dentaires destinée aux plus précaires, concrétisée par l’action de l’association Solident et de son président Alexandre Sage.

Impulsion d'une concertation pour l’implantation dans la circonscription d’une cité des technologies de la santé, par un travail de fond et une mise en réseau des acteurs académiques, industriels, et des élus. C’est un enjeu majeur pour l’emploi sur le territoire, qui doit se concrétiser au cours du prochain mandat.
Mobilisation, aux côtés des Grenobloises et des Grenoblois, pour le sauvetage de la libraire Arthaud.

Soutien du conseil général de l’Isère dans le déploiement de la plateforme Autonom@dom’, bouquet de services destinés aux personnes âgées pour le maintien de leur autonomie.

Nous avons enfin obtenu que les charges d’état civil liées à l’activité du CHU soient réparties sur l’ensemble des communes concernées et plus seulement sur La Tronche, soit une économie de 200 000 euros par an pour les Tronchois.

Interpellation du ministre des transports, du Préfet de l'Isère et du groupe AREA après le blocage de milliers de véhicules sous la neige au col de Rossatière, sur l’A48, donnant lieu à des prises de décisions concrètes.

Accompagnement de nombreux projets éducatifs en lien avec la citoyenneté ou la culture (écoles le Coteau à La Tronche, écoles Jules Ferry, grand châtelet, Bizanet, jardin de ville … à Grenoble, école des pupilles de l’air à Montbonnot-Saint-Martin, collège Vercors, lycée Argouges, et bien d’autres).